L’animal augmenté: entre droits de l’homme et droits de l’animal

Aloïse QUESNE, Maître de conférences en droit privé, Université Paris-Saclay – Evry Val d’Essonne.

Le « transanimalisme » désigne un courant qui a pour objet de manipuler les animaux afin d’augmenter leurs capacités physiques ou cognitives. L’animal augmenté peut donc se définir comme un animal auquel ont été ajoutés des éléments humains, mécaniques ou électroniques. La difficulté repose sur le fait que ces pratiques sont essentiellement mises en œuvre, non pas dans l’objectif d’améliorer la condition animale, mais dans celui de servir les desideratas de l’Homme. C’est là que réside la différence entre le transhumanisme et le transanimalisme : si le transhumanisme répond aux désirs de ceux qui subissent la transformation, le transanimalisme permet à l’Homme d’imposer une transformation à l’animal, de l’instrumentaliser pour ses propres besoins. L’Homme a-t-il le droit de modifier ainsi d’autres espèces qui ne peuvent y consentir ? Cette analyse donnera lieu à une réflexion d’ensemble sur la nécessité de reconnaître des droits à l’animal, afin de le prémunir de telles dérives.

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