L’asservissement des animaux au profit des humains. Vers un statut des sous-machines ?

Anne Laure THESSARD, Philosophe, cabinet de conseil Phil&You, enseignante à l’EM Normandie.

Contrairement au transhumanisme, pour l’instant le transanimalisme n’est en rien un projet d’émancipation ou de progrès éthique pour les animaux, bien au contraire.

Le transhumanisme, à tort ou à raison, a pour objectif de faire des humains « plus que » des humains, quand le transanimalisme est d’emblée une pratique faisant des animaux « moins que » des animaux. D’une certaine façon, la logique transanimaliste correspond à l’aboutissement d’une application concrète de la fusion et de l’indifférenciation entre les catégories animale et machinale, précédée par une confusion représentationnelle entre l’animalité et la machinité. Dans le sillage de la triade animalité, humanité, machinité de nos recherches, qui nous conduisent à définir et caractériser la notion des transanimalisme et ses enjeux, nous tenterons donc d’exposer une définition du transanimalisme ; en quoi il est, en l’état, un asservissement aux humains ; comment il fait de certains animaux des « sous-machines » ; et enfin nous aborderons des perspectives transanimalsites constructives.

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