Les imaginaires politiques de l’Animal saisis par le transanimalisme

Jules NOVAT BRALY, Doctorant en Science Politique, CRESPPA-CSU (UMR 7217)

Définir ce qu’est l’Animal n’est pas aussi simple et instinctif qu’on pourrait le croire. En Occident, on trouve des traces de questionnements et débats sur la nature de l’Animal au moins de la Grèce antique à la Renaissance. Si le développement de nos connaissances scientifiques en la matière a permis d’atteindre une certaine compréhension de l’Animal, l’explosion des biotechnologies vient bouleverser nos certitudes, et ouvre la porte à toute une série de nouvelles interrogations. Les nouvelles opportunités offertes par ces technologies viennent brouiller les frontières de notre imaginaire du champ des possibles, et par conséquent notre imaginaire politique de ce qu’est l’Animal.

En m’inspirant des approches de déconstruction du genre et de la race, j’affirme ici que notre compréhension de l’Animal est le résultat de multiples processus complexes, qu’on ne saurait résumer à une simple situation de fait, ou des rapports de nécessité. Analyser les processus de théorisation, formulation et construction de ce qu’est l’Animal permet de mettre en lumière de nombreux éléments délaissés par les autres approches. Mais comment alors espérer pouvoir saisir l’immensité de la question ? Au cours de cette intervention, je veux donc proposer une nouvelle approche afin de saisir comment comprendre l’Animal, en mobilisant le champ des imaginaires politiques. Particulièrement, j’entends ici considérer ce que le transanimalisme révèle des imaginaires politiques de l’Animal.

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