Chimères, cybrides et hybrids humain-non-humain. Le débat au Royaume-Uni

Calum Mc KELLAR, Edinburgh University

Le Royaume-Uni a été le premier pays au monde à légaliser la création d’entités embryonnaires mixtes homme-non-humain. Dès 2005, le Comité des sciences et des technologies de la Chambre des communes avait même indiqué que la société «ne devrait pas éviter»d’implanter des embryons humains dans des animaux à des fins de gestation. De fait, le Royaume-Uni est unique en Europe.Jusqu’à présent, il existait une frontière indéniable entre l’homme et toutes les autres espèces animales. Mais la création de combinaisons humain/non-humain peut complètement remettre en question cette frontière. Si des doutes ou des incertitudes existent dans un nombre significatif d’êtres mélangés, le concept même de reconnaissance de la dignité humaine est compromis et dès lors difficile à appliquer.Les conséquences sociales résultant de la création d’êtres à la dignité incertaine ne doivent donc pas être sous-estimées. L’avertissement même de la chimère monstrueuse symbolique, dans la mythologie ancienne, d’un désordre terrifiantmenaçant la société et l’humanité du chaos peut être très approprié. Bien entendu, il pourrait être possible d’affirmer que la création de combinaisons homme / non-humain ne pose aucun problème d’ordre éthique si toutes les espèces biologiques jouissaient librement de droits complets et égaux.Cependant, la société reconnaîtune valeur spéciale à l’homme.

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